lundi 3 octobre 2011

Guyane: Ruée sur l'or par les orpailleurs clandestins



L’envolée des cours de l’or encourage les "garimpeiros", illégaux et miséreux, à se ruer vers les gisements guyanais.

"Joias et metais", "Fronteiras joias"… Pas besoin de maîtriser le portugais pour comprendre que la petite ville d’Oyapoque s’est fait une spécialité dans le négoce de l’or. Compter 100 réis (un peu plus de 40 euros) pour une pépite de 1 gramme montée en pendentif. Nous sommes au nord de l’État d’Amapá, qui ne produit pourtant pas une once d’or. Le métal jaune vendu ici vient de l’autre rive du fleuve Oyapock, frontière naturelle entre le Brésil et la Guyane française, dont les sites aurifères sont cartographiés. Il suffit pour les garimpeiros (orpailleurs illégaux) d’aller le chercher. Combien sont-ils en Guyane? Six mille à 40.000, selon les estimations, pour une production illégale de minerai comprise entre 6 et 10 tonnes. En 2009, officiellement, 1,25 tonne d’or seulement a été extraite.
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Dans la forêt guyanaise, de nombreux groupes armés, brésiliens ou surinamiens, sévissent. "Il y a deux mois et demi, on a retrouvé les corps de six Brésiliens, dont deux femmes, tués près de Saint-Laurent, indique le commandant Villalonga. Et ces denières semaines, trois attaques de sites légaux ont été enregistrées." "J’en suis à quatre braquages depuis 2002", confirme le gérant de société minière Cinq Degré. Comme ce quinqua aux faux airs de Maurice Pialat, ils ne sont plus qu’une quinzaine (contre une soixantaine il y a quelques années) à exploiter l’or légalement en Guyane. Tous ont abandonné le mercure au profit des tables vibrantes.

source: LeJDD.fr